Littérature et médecine ou les pouvoirs du récit (II)
« Dans ce colloque, qui a réuni des médecins, des historiens, des écrivains, des philosophes, des psychanalystes, des enseignants, il ne s’agissait pas d’opposer discours littéraire et discours médical, mais de rappeler l’importance de la dimension subjective et émotionnelle de chacun : celle du patient, doublement désorienté par la maladie et par l’univers de l’hôpital où domine une langue spéciale qu’il comprend mal ; et celle du médecin que ses longues études techniques n’incitent ni à parler de ses émotions ni à réfléchir sur une pratique. C?est alors que le récit littéraire ou, plus généralement, la ?parole poétique? a le pouvoir de prolonger et de faire sentir ce que le langage quotidien ne parvient pas à communiquer. Le retour aux “Humanités médicales” dans les études de médecine, pour lesquelles plaident les intervenants de ce colloque, ne signifie en rien une accumulation supplémentaire de savoirs spécialistes, mais la volonté d’apprendre à penser la pratique médicale et à s’inclure comme sujet dans cette réflexion. Car le récit a le pouvoir immémorial et inaliénable de transmettre des expériences humaines. » Gérard Danou
25 mars 2000
Jean Rey
Alain Sobel
Régine Detambel
Antonio Lobo Antunes
Vincent Barras
Corinne Pieters
Gérard Danou
René de Ceccatty
Christiane Vollaire, conseillère scientifique du cycle
Lorand Gaspar
Martin Winckler
Philippe Artières
Corinne Pieters
Colette Fellous
Annie Meyer
Gérard Danou
Publié le 16/01/2007
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