Editeurs et bibliothécaires : vers un rapprochement des fonctions ?
Les Rendez-vous de l'édition : le livre et le numérique
La bibliothèque d’Alexandrie constitue un acte fondateur dans l’histoire des bibliothèques en ce qu’elle fut une instance sans précédent d’accumulation, prélude à toute collection. Mais ce n’est pas l’unique raison. Ce qu’elle inaugura également, de manière radicale, c’est l’activité critique du bibliothécaire choisissant parmi toutes les versions d’un même texte celle qui, retravaillée, parfois pour partie recomposée, serait conservée pour devenir la version de référence. Il s’agissait là d’un travail d’édition avant l’heure.
Puis l’activité éditoriale des bibliothèques a décliné au fur et à mesure que s’affirmaient libraires et surtout éditeurs qui ont fait de l’édition un métier et un secteur économique à part entière. Si les grandes bibliothèques ont continué d’entretenir d’étroites relations avec l’édition, c’est prinicipalement en tant que gisement dont les éditeurs extrayaient des titres qu’ils rééditaient en apportant une valeur ajoutée importante : variantes, notes, appareil critique, diffusion, distribution.
Or depuis quelques années, grâce notamment à la numérisation, la tentation est grande pour les bibliothèques de se passer des éditeurs pour valoriser elles-mêmes leurs fonds.
Comment les éditeurs réagissent-ils à ces évolutions qui, pour être tendancielles, n’en sont pas moins très sensibles ? Les responsabilités intellectuelles et culturelles des uns et des autres sont-elles en train d’être redistribuées ? Les nouveaux intermédiaires apparus aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en France annoncent-ils une reconfiguration du paysage éditorial ? (Gérald Grunberg).
14 janvier 2002
01 heure(s) 42 minutes(s) 13 seconde(s)
Caroline Wiegandt
Olivier Bogros
Christian Lupovici
François Gèze
Jean-Pierre Sakoun
Gérald Grunberg
Danielle Chatel
Isabelle Bastian-Dupleix
Publié le 16/01/2007
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